Quelles sont les causes de l'endométriose ?

Plusieurs thĂ©ories et mythes existent quant à l’origine et aux causes de l’endomĂ©triose. Les Ă©tudes sociologiques parlent de prĂ©dispositions raciales, sociales ; celles psychologiques d'hĂ©ritage familial transgĂ©nĂ©rationnel ; et celles scientifiques de mĂ©taplasie, de migration Ă  distance, de reflux menstruel, ou encore de facteur immunitaire, gĂ©nĂ©tique, Ă©pi-gĂ©nĂ©tique (pollution, perturbateurs endocriniens, stress oxydatif et psychosocial).

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causes de l'endométriose

Malheureusement, il n’y a pas encore de rĂ©ponse claire et dĂ©finie sur l'origine et les causes de l’endomĂ©triose, mais de nombreuses recherches sont en cours. L'enjeu de comprendre les causes de la maladie, est de finir par trouver les moyens de la prĂ©venir et de la traiter.

Les causes de l'endométriose dont on a entendu parler jusqu'à aujourd'hui se retrouvent dans ces théories : 

  • Migration Ă  distance (Induction, MĂ©tastatique)
  • MĂ©taplasie
  • Reflux menstruel
  • Facteur immunitaire
  • Facteur gĂ©nĂ©tique
  • Facteur Ă©pi-gĂ©nĂ©tique (environnemental)

La thĂ©orie la plus rĂ©pandue en France est celle du reflux menstruel. Le problĂšme est qu'elle implique que l'endomĂ©triose est de l'endomĂštre, ce qui s'avĂšre ne pas ĂȘtre le cas d'aprĂšs les rĂ©centes Ă©tudes scientifiques conduites Ă  l'Ă©tranger.
On parle donc de plus en plus des autres théories de développement de l'endométriose, et de l'importance du facteur immunologique, ainsi que de l'épi-génétique (influence de l'environnement sur l'expression des gÚnes, via la pollution, les perturbateurs endocriniens, le stress oxydatif et psychosocial).

La théorie de la migration à distance de l'endométriose

L’endomĂ©triose pourrait venir de la "migration Ă  distance" (aussi appelĂ©e thĂ©orie de la mĂ©tastase, ou de la transplantation ou de l'induction). C’est-Ă -dire que les lĂ©sions de l’endomĂ©triose pourraient ĂȘtre causĂ©es par la dispersion des cellules similaires Ă  celles de l'endomĂštre par voie lymphatique ou sanguine. 
Cette théorie pourrait expliquer certaines localisations des lésions qui posent question comme celles dans les zones pulmonaires et cérébrales.

La théorie de la prolifération de cellules embryonnaires, ou Métaplasie de l'endométriose

Une autre thĂ©orie parle de prolifĂ©ration de cellules embryonnaires rĂ©siduelles des voies gĂ©nitales de l’embryon. EvoquĂ©e pour la premiĂšre fois en 1890 par le Dr F. Von Recklinghaus, elle est reprise en 1988 par le Dr David Redwine qui affirme qu'on devrait plutĂŽt parler de Mulleriose (restes embryonnaires rĂ©sultant d’anomalies des canaux de Muller lors de leur dĂ©veloppement) plutĂŽt que d'EndomĂ©triose. Les canaux de Muller ou canaux paramĂ©sonĂ©phrotiques sont des organes embryonnaires symĂ©triques des mammifĂšres qui fournissent tout l'appareil gĂ©nital de la femelle, Ă  l'exception des ovaires et de la vulve, et qui s'atrophient chez le mĂąle, laissant comme vestige l'utricule prostatique.

Il défend la théorie de la Métaplasie (Transformation d'un tissu différencié en un autre, anormal par sa localisation) selon laquelle les tissus embryologiques se sont développés via transformation métaplasique en tissu endométrial.

Ses découvertes sont complétées par le Dr Ronald Elmer Batt et le Pr Pietro Signorile via une série d'autopsie d'une centaine de foetus féminins entre 2009 et 2012.
Cette thĂ©orie pourrait expliquer certaines endomĂ©trioses chez des femmes sans endomĂštre et de trĂšs rares cas d’endomĂ©triose masculine (sous stimulation oestrogĂ©nique).

La théorie du reflux menstruel, ou menstruations rétrogrades de l'endométriose

La thĂ©orie de "l’implantation" ou "du reflux menstruel" est la plus largement acceptĂ©e en France. Elle a Ă©tĂ© revendiquĂ©e par le Dr John Sampson en 1926. Cette derniĂšre suppose que pendant les rĂšgles un saignement remontant par les trompes laisserait de la muqueuse utĂ©rine dans la cavitĂ© abdomino-pelvienne qui se fixerait soit sur la membrane qui recouvre les organes abdominaux (le pĂ©ritoine) soit sur les organes du pelvis.

La limite de cette théorie réside cependant dans le fait que ce reflux menstruel existe chez toutes les femmes, et que seulement environ 10% sont touchées par l'endométriose. Le problÚme viendrait de la réponse immunitaire chez ces derniÚres, qui n'arrivent pas à nettoyer cette muqueuse utérine suite aux menstruations.

    Source : endopaedia.info ; gynecomarseille ; Livre ouvert sur l'endométriose de Pharmacritique

     

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